Louis Sclavis 5tet "Lost on the way" était le vendredi 26 mars sur la scène de la grande salle du Pannonica à Nantes. J'avais promis que 2010 serait l'année de mes retrouvailles avec Louis, c'est fait, j'y étais.

Au côté de Louis Sclavis, François Merville à la batterie, compagnon de longue route, et trois jeunes loups de mer talentueux et sans complexe : Maxime Delpierre à la guitare, Matthieu Metzger aux saxophones soprano et alto, Olivier Lété à la basse électrique.

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J'avoue être encore sous le coup de l'émotion que ce concert m'a procurée. Une émotion intimement liée à la musique de Louis Sclavis, qui me touche aussi puissamment qu'inexplicablement depuis plus de vingt ans.

Mais je ne vais pas vous raconter ma vie. Juste vous dire à quel point les compositions de "Lost on the way", ce magnifique album, ont pris sur scène la dimension du sublime, par la grâce d'un carré de matelots au langage direct et aux moeurs libres, mais coeur et âme avec son capitaine pour parvenir ensemble à bon port.

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Quelques souvenirs magnifiques
Un chorus de basse hallucinant  d'Olivier Lété sur "Possibles", une composition de Louis Sclavis (issue du déjà ancien mais toujours excellent album "L'affrontement des prétendants") qui n'en est lui-même pas revenu.
Une version du "Sommeil des sirènes" d'un jazz metal high voltage à faire pâlir d'envie même un Guillaume Perret.
Une introduction de " L'heure des songes" à la clarinette basse seule de Louis Sclavis sous forme d'improvisation virtuose en souffle continu pendant de longues minutes, d'une beauté renversante. Suivie d'une interprétation de ce morceau à faire venir les larmes aux yeux (enfin, les miens).
Un "Vent noir" plus impressionnant que jamais.
Un rappel débutant par un jeu d'improvisation joyeuse entre les deux complices François Merville et Louis Sclavis, clarinette basse démontable à l'appui !

Et bien d'autres images, d'autres émotions, d'autres bonheurs. Tout pour me faire regretter de m'être si longtemps privée de Louis le Magnifique sur scène, après l'avoir vu si souvent entre 1989 et 2002, dans des formations à chaque fois renouvelées, pour des plaisirs toujours intenses. Mais celui-ci en fut peut-être décuplé !

Pour une bonne idée de ce Sclavis 5tet sur scène, "Vent noir", filmé par mon collègue blogueur Dolphy00.

A noter de suite, pour les fans de Louis Sclavis, la prochaine sortie d'un film documentaire retraçant le processus de création de "Lost on the way". Son auteur, Fabrice Radenac, est l'auteur du film "Henri Texier Strada sextet", Victoire du jazz 2008 du meilleur DVD.