09 juillet 2009
Le fils de Jimmy Gourley en concert à Salbris
Sean Gourley, fils du guitariste bop Jimmy Gourley récemment décédé et guitariste lui-même, sera en concert le 18 juillet prochain à Salbris (Loir-et-Cher) dans un petit café-concert bien heureusement dénommé Les Copains d'Abord (parce qu'il paraît, qu'étant sur la route Paris-Sète, quand Georges descendait de Paris, etc).
Les Copains d'Abord, à Salbris, c'est le genre de lieu improbable dans un petit village, à avoir pour potes un Bénabar, un Nicolas Jule et une Crevette d'acier, pour les avoir fait chanter tout petits sur un coin de scène... Le flair, la passion, et un grain de folie.
Bref. Samedi 18 juillet donc, Sean Gourley jouera aux Copains d'abord, dans le quartet de son ami Ramon Galan, guitariste de Raphaël Faÿs, pour un hommage à Django Reinhardt. Jean-Louis Carlotti sera à la contrebasse et François Ricard à la batterie. Et l'ambiance vaudra sûrement le déplacement.
A écouter, le quartet de Ramon Galan sur myspace : http://www.myspace.com/ramongalan
A lire sur Jimmy Gourley, l'excellent article de Z : http://zetlejazz.canalblog.com/archives/2008/12/08/11675488.html
En vidéo, un petit morceau joué par les Gourley, père et fils...
01 juin 2009
Jazz : les festivals de juin en région Centre
Juin, c'est le mois des festivals de jazz dans la région Centre !
Salbris, Cheverny, Orléans, on va se faire un petit récap' rapide pour ne pas oublier les dates et les bons moments, mais je vous engage à cliquer sur tous les liens, pour dénicher toutes les perles des programmations, que je n'ai pas trop de temps pour vous détailler... pour l'instant.
Et on commence par les deux festivals du Loir-et-Cher, ça tombe bien, c'est chronologique !
Swing 41 à Salbris (Loir-et-Cher), les 5,6 et 7 juin, ouvre le bal de ce beau mois de juin que j'aime beaucoup, sauf parfois, la journée du 13, mais bon...( rien à voir avec la musique !)
A Salbris, beaucoup de concerts gratuits, ce qui permet vraiment de goûter aux charmes de ce festival de swing manouche à la très conviviale réputation. Les amateurs de guitare seront comblés, à moins que dépités, ils ne se mettent tous à l'harmonica, car les gars qu'on va entendre sous le chapiteau cette année sont de véritables légendes vivantes de la six-cordes (et plus si affinités) : Raphaël Faÿs vendredi, Birelli Lagrène et Sylvain Luc samedi...
Tiens, une question (facile) en passant : pourquoi y a-t-il un festival de swing manouche dans ce charmant village de Sologne, aux confins du Loir-et-Cher et du Cher ?
Jazzin'Cheverny (Loir-et-Cher toujours), du 11 au 14 juin, prendra la suite de ce fabuleux mois de juin... et arrivera peut-être à me faire passer une bonne journée le 13, sait-on jamais (mais encore une fois, rien à voir avec la musique)
D'ailleurs, ce fameux 13 juin, il y aura une vraie jolie surprise sur scène, devant le château de Cheverny, celui qui a servi de modèle à Hergé pour dessiner Moulinsard. Invitée par ses copines Carine Bonnefoy (piano) et Julie Saury (batterie), la jeune saxophoniste Géraldine Laurent, couverte de lauriers en 2008 (Django d'or, Victoire du jazz), sera de la partie ! D'autant plus enthousiasmant qu'il s'agira ce soir-là d'un projet musical inédit.
Autre belle surprise sans doute, la découverte du remplaçant de Pierrick Pedron dans l'octet de Fabien Mary le 11 juin. J'avoue, j'étais un peu déçue de ne pas voir tout de suite l'ange d' Omry sur scène (il faudra attendre mai à Blois...), mais ce Dmitry Baevsky semble faire une très très grosse impression partout où il passe, comme en témoigne cet article sur le blog de Bruno Pfeiffer.
Là, c'est Géraldine Laurent, en belle compagnie...
(à suivre)
16 avril 2009
Concert de soutien pour le guitariste Patrick Saussois
Le guitariste Patrick Saussois n'est pas un inconnu pour les amateurs de swing manouche, en particulier ceux qui ont assisté à l'édition 2008 du festival Swing 41 à Salbris (Loir-et-Cher) : Patrick Saussois y avait partagé l'affiche avec Marc Laferrière. On peut regarder un diaporama de cette soirée sur le site de Swing 41.
Patrick Saussois a hélas été victime d'un AVC, dont il se remet difficilement.
Un concert de soutien exceptionnel aura lieu dimanche 19 avril aux Petits joueurs, à Paris dans le 19e. Un concert réunissant le gratin du swing manouche, avec notamment Angelo Debarre, Christian Escoudé, Boulou et Elios Ferré, Romane, mais aussi Costel Nitescu, le violoniste invité du prochain festival Jazzin' Cheverny.
Pour en savoir plus sur cette soirée exceptionnelle, rendez-vous sur le blog Django Station, où l'on peut également trouver une biographie et une discographie très complète de Patrick Saussois, fondateur du label Djaz records.
Une très jolie mélodie, jouée avec son groupe Alma Sinti.
15 mars 2009
Cordes et âmes : Dr John and Mr Scofield
Cordes et âmes, une publication simultanée des blogueurs du Z Band, est consacrée aux guitaristes. J'ai choisi John Scofield, né le 26 décembre 1951 à Dayton (Ohio, Etats-Unis).
"Ce que j'aime dans cet album, c'est que le guitariste joue comme un saxophoniste" : c'est ce que j'ai dit à celui qui m'avait fait écouter mon premier Scofield, Still Warm. Le gars, qui s'essayait au picking, l'avait mal pris.
Pourtant, c'est vrai. A l'époque, on était dans le milieu des années 80, les guitaristes jouaient à trois à qui tirerait le plus de notes le plus vite possible de sa six-cordes. Passion, grace and fire. Beau, mais ennuyeux, à moins d'être guitariste.
John Scofield, lui, vient de passer trois ans chez Miles Davis . Signant au passage quelques compositions communes, dont le chantant "That's right" (Decoy). On est en 1985. Still warm est un des albums de jazz-fusion les plus aboutis de la période, avec ce net penchant pour le funk que Scofield ne soignera jamais, et tant mieux.
C'est donc en toute confiance que j'achetai, quelques semaines plus tard, un autre album de John Scofield. Badaboum ! Pas une note funky dans ce Shinola, enregistré live en 1981, mais un jazz intimiste et mélancolique, avec une large part d'improvisation dont se délectent autant que Sco ses deux excellents compères, Adam Nussbaum à la batterie et Steve Swallow à la basse.
A l'exception notoire du dernier morceau, sorte d'ovni hard-rock-jazz de 2 mn 30. Un pied de nez peut-être à quelque exaspération du moment ? Incongru, et à ma connaissance sans lendemain, il donne malgré tout son nom à l'album !
Imprévisible Scofield. Le message est vite compris, et il se répète à longueur de carrière. Le guitariste et compositeur est rarement là où l'on pourrait l'attendre. Quitte à passer pour un mercenaire, pire, un opportuniste : que n'a-t-on entendu sur A Go-Go, son premier album avec le trio jazz-funk Medeski, Martin & Wood en 1997 !
C'était oublier que le funk, la soul, ont toujours fait partie de l'univers musical du guitariste. Hand Jive, paru en 1994, avec l'organiste Larry Goldings et le sax ténor Eddie Harris, en est un éclatant exemple.
Avec John Medeski, organiste génialement allumé, et ses deux compères, l'aventure vire cependant à la quatrième dimension, dans une fusion jazz/hip-hop/électro/blues parfaitement délirante, où Sco n'est pas en reste. Qui peut rester assis au-delà des trois premières mesures de "What Now", à écouter en version live sur l'indispensable Out Louder, second album du trio + Sco ?
La discographie de John Scofield, riche d'une quarantaine d'albums (*) enregistrés sous son nom depuis 1977, recèle nombre de changements de cap. Il y a des albums de guitaristes ( Grace under pressure, avec Bill Frisell, I can see your house from here, avec Pat Metheny), du rythm n'blues originel (That's what I say, hommage à Ray Charles), mais aussi du jazz plus conventionnel (avec Dave Liebman, avec Joe Lovano, et récemment avec Brad Meldhau, Chris McBride, Billy Higgins et Kenny Garrett pour Works for me, excusez du peu )...
Et tout ceci non pas en périodes successives, comme les balises d'une quelconque évolution linéaire, mais simultanément, ou presque. C'est ce qui fait à mes yeux - et mes oreilles ! - le charme de ce guitariste, bon technicien sans être un virtuose du manche, que cette capacité à s'ouvrir sans cesse à de nouvelles expériences, sans renier les précédentes. Dr John et Mr Scofield.
(*) Dont ces trois-là, que j'aime beaucoup, tous différents :
Still warm (1985) , avec Daryl Johns (basse), Omar Akim (batterie), Don Grolnick (claviers).
Time on my hands (1990), avec Joe Lovano (saxophones), Charlie Haden (contrebasse), Jack de Johnette (batterie).
Out louder (2007), avec John Medeski (claviers), Billy Martin (batterie), Chris Wood (basse).
Découvrez d'autres guitaristes de jazz en butinant parmi les brillantes contributions des blogueurs du Z Band :
Z et le jazz : Eric Löhrer
Maitre chronique : John Mc Laughlin
Mysterio jazz : Gabor Szabo
Ptilou : Mike Stern
Jipes : Charlie Hunter
L'Ivre d'Images : Lionel Loueke
Bladsurb : Manu Codjia
Jazz Frissons : Kurt Rosenwinkel
Noctamblues : Barney Kessel
Jazz à Paris : Marc Ribot & Hasse Poulsen
Backstabber : Adam Rogers
28 février 2009
Christophe Rime en concert à Blois le 6 mars

Vendredi 6 mars, événement annuel au Belgian beer café, repaire de l'association Jazz Libitum, qui offre à ses amis, d'un jour ou de toujours, un très beau concert. Après le fabuleux bassiste mauricien Linley Marthe en 2008, place au non moins fabuleux guitariste français Christophe Rime.
Il a d'ailleurs joué avec Linley, mais aussi avec Nguyen Lê, Paco Sery, Stéphane Belmondo... et Laurent de Wilde himself que j'adore (et si vous ne le savez pas, c'est que vous n'avez pas lu ce billet-là).
Avec autant de belles références, rien ne peut nous empêcher d'aller écouter Christophe Rime, dont les albums oscillent entre jazz-rock et blues. Il sera accompagné par Roger Biwandu (batterie), Bobby Jocky (basse), Claude Terranova (piano) et Pierre-Olivier Govin (sax).
Un petit aperçu ?
Pour écouter d'autres morceaux, rendez-vous sur Le myspace de Christophe Rime.
Dernière précision : l'entrée de ce concert sera gratuite ! Un cadeau de Jazz Libitum ! Bref, à moins d'un tremblement de terre, difficile de ne pas en être, non ?
20 octobre 2008
Cisco Herzhaft à Blois : une leçon de blues
Les bobos blésois adorent par-dessus tout les Rendez-vous de l'Histoire : faire la queue des heures pour (ne pas) rentrer dans l'amphithéâtre de la halle aux grains écouter deux ou trois conférenciers très savants discuter avec talent de la couleur du cheval blanc d'Henri IV.
Je préfère mon Rendez-vous de l'Histoire à moi : vendredi dernier dans l'atmosphère toujours aussi chaude du Ben's blues bar où on peut toujours trouver une petite place, avec Cisco Herzhaft et le blues.

Un peu d'histoire, pas mal de petites histoires, et de la musique évidemment ! La soirée est passée à toute vitesse, Cisco enchaînant les anecdotes sur les origines du blues - à retrouver dans le Que sais-je sur le blues écrit par son frère ! - et les morceaux, passant du boogie au ragtime, du picking à la slide guitar, avec autant de bonheur de jouer.
Showman autant que musicien, le bonhomme est aussi charmant que cultivé, et ravi de partager sa passion du blues avec le public. Merci Cisco !

